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CHANAY Henri, Alias MICHEL,B.C.R.A Alger, Chef mission R2,fusillé à Signes.

Henri, Marie, Louis Etienne CHANAY est né le 11 août 1913 à Verdun dans la Meuse. Fils de Pierre CHANAY; colonel d'artillerie en retraite et de Jeanne ROUQUEROL. Il à deux sœurs, Odile et Monique. 

Il obtient son baccalauréat de Mathématique et Philosophie avec comme langue étrangère l'Allemand qu'il parlera et écrira couramment après un séjour en Allemagne avant la guerre.

Henri CHANAY intègre en 1933 l'école d'officier de Saint Cyr, sera promu sous-lieutenant le 1er octobre 1935, Lieutenant le 1er octobre 1937.

 




Arrivé en Afrique du nord le 5 mai 1938, il rejoint les Forces Françaises Libres en Août 1940  au sein de la 2em division blindée, (3em R.A.C) . Promu au grade de capitaine le 25 juin 1942 il participe à la campagne de Tunisie d'avril à mai 1943.

 

Le 10 décembre 1943 il est affecté au B.C.R.A à Alger (Algérie) Il se porte volontaire pour des mission en France occupée et effectue donc les stages d'entrainement commando parachutistes avec le bataillon de choc au "Club des Pins" à Staoueli.

Dans la nuit du 9 au 10 avril 1944, il est parachuté sous le pseudonyme de "Michel" avec son adjoint Michel LANCESSEUR alias "Victor" et le britannique Alistair HAY alias "Edgar" dans le sud de la France, à Beaumont de Pertuis. Cette mission interalliée du nom de code de Michel est prévue pour préparer la résistance du Sud-Est au débarquement de Provence prévu très prochainement. 

Dés son arrivée il prend contact avec les principaux chefs clandestins des départements du Vaucluse, du Var, des Basses-Alpes. Il établit son Pc du château d'Ongles à Vinon sur Verdon d'où il déclenchera les plans prévu dés le débarquement en France.


Un autre agent du B.C.R.A ayant fait son entrainement avec Henri CHANAY fut parachuté à la même période va être le départ d'une des pires trahison de la seconde guerre mondiale. Son nom, Maurice SEIGNON de POSSEL, alias "Noël".  Cet agent, qui amait mener la grande vie, entouré de femmes et de maitresses vas proposer pour une importante somme d'argent ses services à la Gestapo du Sud Est dont le siege se trouve au 425 de la rue Paradis à Marseille. 

Une fois en relation avec l'un des pire agent nommé Ernest DUNKER, DE POSSEL sous le pseudonyme de Erick vas livrer la quasi totalité de ses camarades mais aussi les chefs de a résistance locale qu'il avait rencontré lui aussi.  C'est ainsi que le 14 juin, les hommes de la Gestapo, ceux de la 8em compagnie Brandebourg et des Français du P.P.F (parti Populaire du régime de Vichy) vont attaquer le PC de CHANAY. Cette fois ci, l'équipe de la mission MICHEL va réussir à s'échapper de justesse et rejoindre la vallée de l'Ubaye plus au Nord.

Il prendra le commandement militaire de la région Sud Est après l'arrestation de son premier commandant Louis BURDET. Recherché depuis juin par l'équipe de DUNKER, Henri CHANAY sera cette fois ci arrêté avec son adjoint LANCESSEUR alors qu'ils avaient rendez vous le 15 juillet à Marseille au café des Danaïdes. Interrogé et torturé pendant 2 jours et 2 nuits par les hommes de la Gestapo du 425 rue Paradis, il sera conduit en début d'après midi du 18 juillet par autocar aux environs de Signes dans le Var avec 28 autres chefs et résistants tel que Georges CISSON. Arrivés dans un vallon nommé à l'époque le Vallon des Marseillais (a la limite Var, Bouches du Rhône) Les hommes reçurent par trois officiers de la Gestapo un semblant de jugement devant une petite ferme. Enchainés deux par deux ils furent ensuite emmenés dans la petite clairière au fond de ce vallon et furent exécutés et enterrés sommairement dans une fosse creusée à la hâte. 


Ce ne sera qu'après la libération, en septembre 1944 qu'un bucheron qui avait vu la scène caché dans les bois environnent put permettre d'accompagner les membres du comité de libération et les gendarmes du le lieu de ce qui allait maintenant s'appeler le vallon des fusillés, puis récemment le vallon des Martyrs. 

Ce lieu est devenu nécropole nationale.

Henry CHANAY fut identifié a la morgue du cimetière St Pierre à Marseille par le docteur légiste sous le nom de " Manuel " cercueil numéro 703. Il sera la seule victime de ce terrible drame mort constatée par strangulation. il n'avait pas encore 31 ans. Identifié par son père, il sera dés 1946 déclaré mort pour la France. 

 

Sources : travaux de recherches opération-dragoon.com, Archives de la défense Vincennes 2019- Maitron. J.M Guillon.